Atelier  Philo

Le rôle de l'intersubjectivité dans la pensée/maîtrise du changement.

Thème : Peut-on penser/maîtriser le changement ?

Mardi 27 Novembre  2012  à 20h30


Lieu : le Ness
3, rue Très-Cloître Grenoble

Séances précédentes :
La fonction du désir
Le corps, la jouissance et le langage
La jouissance au coeur des contraires
Bilan 2011/2012
Quelles règles ? Détermination du thème.
Peut-on penser/maîtriser le changement ?
Doit-on connaître pour maîtriser ?
Le changement : contrainte ou choix ?
Que devons-nous changer ?
Qu'est-ce que penser le changement ?

Image : portrait du philosophe Husserl
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Présentation de l'espace philo :

L’ATELIER PHILO…

Historiquement, « l’atelier philo » s’inscrit à la fois dans la continuité et la rupture des « cafés philo » des années 1995-2005.

-          Dans la continuité, car il ne s’agit pas de conférence, ni d’exposé, (même suivi d’un débat), de la part de quelqu’un qui, possesseur d’un savoir, viendrait le transmettre ; chaque participant, quelle que soit sa compétence, s’exerce à exprimer son propre point de vue, sur lequel il permet ainsi, à chacun, d’opérer un travail de compréhension et de critique.

-          Dans la rupture aussi, par conséquent, car ce travail en commun devient l’aspect principal de l’atelier.

Le thème retenu – actuellement : « Peut-on penser/maîtriser le changement ? » - ne change pas à chaque séance, mais se poursuit sur plusieurs mois, voire l’année…Il donne lieu à une présentation personnelle au début de chaque séance (qui peut être mise en ligne quelques jours avant la réunion), et chaque participant est invité à rédiger une « trace » (compte rendu ou réaction subjective) distribuée la fois suivante, mais également consultable sur ce site.

Notes : Atelier Philo du 13/11/2012 : Qu’est-ce que penser le changement ?

>> La présentation du thème a d’emblée posé la difficulté du sujet et la justification du « ? »… pour lequel ne s’est pas dégagé un consensus… mais par contre différentes pistes ciblant les variétés d’interprétation du « changement ».

>> l’important est de ne pas confondre dans la réflexion :

*les effets observés du changement… ce qui en est la marque, et la traduction la plus fréquemment analysée.

*Le processus du changement lui-même , dynamique qu’il est très difficile de saisir , et que l’on ne fait le plus souvent que   déduire  de ses effets.

Ainsi l’on confond le changement ( mouvement) et les modalités et étapes successives de l’observation de ses effets…et l’on ne pense pas le changement lui même.

>> Deux orientations différentes de l’approche du changement :

*le changement étudié à posteriori : de « avant » à « aujourd’hui » : constaté, éprouvé, (parfois subi), ensuite analysé, évalué, interprété… permettant d’ établir des liaisons entre le phénomène d’avant et ce qui est observé maintenant : problème de raisonnement, de logique, parfois de réflexion psychologique …( mais toujours sur les « effets » observés) .

*Le changement «  à venir » : projection vers le futur, anticipation, raisonnée ou irrationnelle … entre une appréciation logique ( certaine ou avec un coefficient variable d’incertitude ) et un pur fantasme… fruit de désirs ( parfois les plus fous !) ; véritable problème du changement, souvent angoissant, se basant sur les expériences antérieures… sachant que ces prévisions ne correspondront le plus souvent pas à la totalité des réalités futures

Le cas de la « création », de l’innovation, correspond à quelque chose de nouveau, en soi, qui par comparaison, correspondra à un changement… mais toujours par rapport à des faits et non au processus lui même (qui n ‘ est que déduit : la création est toujours changement par rapport à l’avant ; sinon c’est une copie ! ).

Le changement lui même ne peut être substancialisé.

>> Les approches du changement :

*objectives, scientifiques , «  mesurées » ou mathématiquement calculées ; les courbes ainsi obtenues résultent elles de l’approche réelle d’un dynamique continue, ou d’une succession pouvant être très rapprochée d’étapes de mesure ou de calculs ?

*subjectives «  ressenties », appréciées, pratiquement toujours (dans le pensée occidentale) à partir de transformations successives de «  l’Etre ». On change un objet, un processus, par étapes constatées d’un état A à un état B ( mais entre ??…). « Les choses changent mais pas le changement…. ».

( à comparer de l’approche très différente de la pensée chinoise : pensée du renversement progressif entre termes opposés, sans fixation primordiale sur un sujet-substrat- être donné ; le changement est pensé comme transition. ..?). Et celui qui observe change aussi constamment, (les« transformations silencieuses » de chaque Humain tout au long de sa vie).

La problématique du changement concerne, de façon souvent imbriquée, le Soi, la nature physique, le monde social, en fait Tout.

La pensée du changement a beaucoup de points communs avec l’approche du «  temps »…

>> Les appréhensions du changement, non seulement subjectives mais aussi intersubjectives sont là importante, car il s’agit de phénomènes culturels dans chaque société.

D’où le thème de l’atelier du 27 novembre :

«  Rôle de l’intersubjectivité dans la pensée ou la maîtrise du changement ».

 Daniel.

LE CHANGEMENT

1.Définitions et hypothèses de réflexions.

Le changement: le changement désigne le passage d'un état à un moment donné à un autre état à un autre moment.

La définition est très vaste et recouvre beaucoup d'aspects différents, nous nous efforcerons de cibler un même aspect pour un travail d'échange positif.

Considérant que les moments considérés peuvent être très courts et que tout est concerné, il est possible d'affirmer que tout change tout le temps même si beaucoup de changements nous paraissent imperceptibles. Nous laisserons beaucoup de cette notion trop large pour nous concentrer sur l'aspect du changement à l'origine des questions posées

L'évolution : l'évolution est un processus de changement continu ou discontinu qui se caractérise par une durée longue au regard de l'homme .

L'évolution du monde , de l'espace , des espèces etc....

Même si sous certains aspects, l'évolution peut concerner notre réflexion , nous ne attarderons pas sur un type de changement trop loin du cœur de notre sujet.

Le mouvement: le mouvement est le déplacement d'un corps par rapport à un point initial à un moment déterminé jusqu'à un autre moment déterminé. Il concerne le plus souvent des sujets concrets mais peut aussi être anatomique, militaire, etc... ou plus social en représentant des groupes sociaux de même idées ou de philosophie...

Les mouvements sociaux ou politiques ou religieux peuvent être considérer sous un autre aspect comme étant un élément à prendre en compte dans le changement dont veut parler.

D'autres types de changements tels que la révolution , la transformation, la modification, la mutation, sont particuliers et nous ne les traiterons que lorsque nécessaire, quand ils interfèrent avec le raisonnement.

2. Les changements qui nous concernent

Il est possible de classer grossièrement les changements en trois types.

Les changements du monde en général , évolution du monde, mouvement et modifications des astres, relativité du temps, modifications de la terre....nous ne parlerons pas de ce type de changement.

Les changements sociétaux qui ont rapport aux groupes, peuples , cultures paraissent être partie intégrante de la cibles des questions posées.

Les changements individuels qui ont un rapport direct à l'individu sont également l'objet de nos questions.

La suite concernera donc les changements sociétaux et individuels.

3. Analyse des questions.

Considérant qu'une question bien posée est partiellement résolue, il convient d'analyser la pertinence de ces questions ainsi posées.

Changement : choix ou contrainte?

La question est fermée comme un référendum, il n'y a que deux réponses possibles.

Le choix et la contrainte correspondent-ils aux mêmes aspects du changement?

Le changement est-il la résultante d'une seule force où d'un ensemble de forces?

Comment les notifier dans cette réponse binaire?

Peut-on maîtriser le changement?

Ici encore, il n'est pas précisé de quel changement il est question.

Les paramètres de la maîtrise doivent être explicités, le domaine où s'exerce le changement, la direction, le sens, l'énergie et la cohérence associée, l'objectif et le résultat.

La mesure de la maîtrise pourra être associée à ces paramètres et ne sera en aucun cas:

oui ou non comme un référendum!

Que devons nous changer?

Que devons nous changer suppose que nous ayons une maîtrise et un choix de changement pour prétendre à cette question.

Le nous de la question veut-il dire que la question se situe sur un plan sociétal ?

Le changement , rencontre des contraires.

Beaucoup d'incompréhension dans cette question.

Le débat n'a pas débouché.

La question posée est-elle de savoir si le changement est le résultat de forces contraires

qui fait évoluer la situation vers un état modifié?

4. Facteurs , forces et énergies du changement.

Il est une loi universelle qui dit que:

Tout phénomène engendre un phénomène inverse qui tend à le freiner.

( Loi qui concerne et caractérise les phénomènes du premier degré, le second degré peut engendrer des systèmes instables)

Ces phénomènes sont de type :

effets de bords engendrés par le changement non sur la cible mais au contact de ce qui change et ce qui ne change pas

effets de retour, effet feedback ou effet boomerang, quand le cœur de cible agressé par le changement génère une opposition qui peut freiner, arrêter voire inverser le sens du changement effets de bande ou indirects qui se produisent souvent avec retard après que les effets du changements souhaités se soient fait sentir.

Tous ces phénomènes peuvent freiner, arrêter ou inverser le sens du changement.

Le rapprochements de deux systèmes indépendants peut créer des interférences ou échanges qui génèrent un potentiel de changement par l'écart de besoin ou de désirs qu'ils suscitent, l'envie et la force qui en découle seront un facteur important du changement.

Deux exemples: un individuel, un collectif.

Deux personnes dans une même société faisant le même travail et sensiblement les mêmes caractéristiques s'aperçoivent qu'elles ont des salaires différents ; la tentation sera pour celui qui gagne le moins d'aller demander l'équivalent de salaire.

Une municipalité se rend compte que sa voisine est devenue plus attrayante et a pratiquement assurer sa réélection depuis qu'elle a réalisée une salle de spectacle. La tentation va être grande car l'écart d'image entre les deux offres des communes s'est accentué et le potentiel de demande de changement à fortement augmenté. Les finances et la volonté de la mairie auront raison du reste.

L'inter-subjectivité est importante car même si elle n'a pas de caractère de vérité, elle regroupe les forces individuelles qui se positionnent par rapport au changement. Le ressenti du à sa connaissance, à sa culture, à sa religion est souvent partagé par un même groupe qui possède tout cela en commun. Dans les changements sociétaux cet élément est primordial.

Les pouvoirs doivent se situer par rapport aux autres pouvoirs et ne peuvent supporter que des potentiels d'écarts ressentis négativement soient trop forts et créent l'envie de changement et donc changement de pouvoir. Ce besoin induit donc des changements nécessaires voulus par les pouvoirs en place.

5. Les étapes du changement.

Le changement ne naît pas pas génération spontanée!

Le germe ou le grain ou le point de départ qui permet son éclosion peut provenir d'un potentiel de désir, de besoin, de déséquilibre qui va grandir ou mourir ou se mettre en sommeil selon le terreau dans lequel il va se trouver. La connaissance qui permet la comparaison et l'extrapolation peut aussi faire éclore un germe de changement.

Le germe est le fruit d'un esprit, c'est individuel.

Le terreau pourrait s'appeler aussi bouillon de culture ou contexte social ou contraintes sociétales. Il va permettre à la graine de mûrir et se développer, à prendre forme et s'adapter comme un racine contourne une pierre pour aller chercher sa sève pourvu qu'elle trouve à se nourrir. Si l'idée de changement n'a pas de prise sur son environnement, elle n'a aucune chance de se développer.

Le germe dans son terreau devient collectif puisque partagé avec le groupe.

A ce niveau le changement peut-être vu comme individuel et partagé par un petit groupe du type famille s'il concerne l'individu dans sa propre évolution: changement de travail, changement d'habitation, changement de compagne ou compagnon...., ou sociétal si l'objet est modification de fonctionnement de la société.

Le partage accepté ou refusé dépend beaucoup des facteurs d'énergie de volonté et de compréhension sur les buts recherchés et la visibilité dans la démarche.

Dans un changement individuel si l'objet du changement est directement lié au moteur du changement , il a les meilleures chances de réussir si la volonté et l'énergie sont suffisantes. Pour exemple, quelqu'un veut changer de travail, il s'inscrit lui-même à des cours correspondants au poste qu'il convoite.

Si le moteur et l'énergie du changement est porté par un autre personne que celle pour qui le changement est envisagé, la résultante des forces qui veulent ou freinent le changement va dépendre des énergies développées.

Pour exemple des parents qui inscrivent leur enfant à des cours qu'il n'aurait pas lui-même choisi ne peuvent être sûr du résultat.

L'objet du changement peut-être facilement accepté par le groupe souvent familial si le groupe en partage les bénéfices; je change de maison donc c'est plus confortable, je change de travail donc je gagne plus d'argent...,

ou freiner si le changement apporte des risques; je quitte mon travail pour faire du théâtre, pour faire le tour du monde, je vais habiter dans un quartier réputé moins sûr....

Plus le changement est individuel plus la maîtrise est possible mais jamais complète.

Même ici dans le cas le plus favorable, il n'est pas possible de maîtriser complétement le changement. Malgré tout il est possible de le prévoir , de l'initier et de l'anticiper.

Pour un changement sociétal le processus est plus compliqué.

L'amalgame entre l'idée et son environnement dans laquelle elle est sensée se développer doit prendre. Pour cela plusieurs conditions doivent être réunies:

celui qui porte le changement doit au minimum être reconnu

et mieux reconnu comme leader,

pour maîtriser les énergies il ne faut pas nager à contre courant, et si le sentiment général n'est pas prêt à recevoir le changement , il faut tirer des bords contre le vent de face mais jamais face au vent car les pouvoirs sont souvent puissants soit par leur énergie qui détruit, soit par leur inertie qui envase et fait disparaître les idées dans l'oubli du temps qui passe.

Les changements voulus par les pouvoirs peuvent être portés par l'explication et la compréhension pour les pouvoirs démocratiques ou par la force par les dictatures.

L'exemple et l'explication d'hommes charismatiques ont permis des révolutions sans fusils.

Gandhi avec une tunique blanche et un bâton de pèlerin à obtenu l'indépendance de l'inde.

D'autres comme CASTRO ont pris les armes. Un pays est devenu démocratique et l'autre une dictature.

Les révolutions sont un exemple de système ou l'équilibre des énergies devient instable.

La réaction sociétale au lieu de freiner le phénomène principal vient en contre réaction positive et agit dans le même sens que le changement initié. Comme un bombe atomique dont la réaction produit de la chaleur qui va activer la réaction jusqu'à l'explosion, une révolution va activer un germe de changement jusqu'à l'éclatement de l'équilibre du système précédent.

Nous voyons ici que les changements sociétaux endogènes et initiés par des pouvoirs sont très difficiles à prévoir et encore plus difficiles à maîtriser.

Quand les hommes ont inventé le papier puis l'imprimerie pouvait-ils s'imaginer ce que les hommes allaient écrire?

Il n'y pas si longtemps quand le transistor est né, même l'inventeur ne pouvait supposer la révolution informatique et des communications que cela produirait.

Ces effets retards sont encore plus difficiles à maîtriser car l'environnement a complétement changé.

Sur une échelle un peu plus longue nous pouvons dire que nous sommes dans un système instable car les changements apportent des changements qui amplifient le changement et que personne et qu'aucun pays si fort soit-il ne peut plus contrôler.

Ne sommes nous pas ici au cœur de notre sujet?

Lorsque les changements sont exogènes, il n'est possible que de les mesurer et les surveiller voire à prévoir des défenses si nécessaire.

A la sortie de cette phase le changement devient réalité.

6. Le changement a l'épreuve de son contexte.

Nous ne parlerons ici que des changements endogènes car il est possible de mesurer le résultat obtenu par rapport à l'idée initiale qui a fait germer le changement .

Mesurer le résultat et le comparer à l'objectif visé fait partie de la maîtrise du changement.

Plus l'objectif est simple; je veux changer de logement, j'ai changé de logement , objectif atteint.

Très rare car l'esprit humain essaye d'en faire plus; je veux changer de logement pour avoir des trajets plus courts et vivre dans un quartier plus sympa avec une école plus renommée etc....

Lorsque plusieurs objectifs sont recherchés simultanément il est fréquents que tous ne soient pas atteints. Il est difficile de dire que l'objectif est atteint et le changement maîtrisé. Cependant ce qui mesuré peut être quantifié même subjectivement, même imparfaitement mais le sentiment de contrôle et de maîtrise existe.

Globalement plus le changement est de type individuel avec un résultat rapide plus il est maîtrisable et l'individu peut clairement être l'initiateur de son propre changement.

Plus il a d'interactions avec la société et plus il est long a produire des effets moins il est maîtrisable.

Certains changements ont produit des effets positifs dans un premier temps puis la conjoncture et les réactions des acteurs ont eu raison de ces changements qui sont devenus nuisibles et contraire au but recherché.

Les 35 heures mis en place pour améliorer le sort des travailleurs ont permis une réduction d'horaire mais très vite une stagnation des salaires, puis une réduction des effectifs avec un stress fort pour faire le travail de 40h en 35, et enfin pour certains le chômage à cause de délocalisations engendrées indirectement par un renchérissement du coût du travail.

Les modifications de contexte comme les changement de gouvernement et de politique, les changement de règles internationales, de concurrence, de l'évolution des pays par leur croissance et les transferts de technologie réduise presque à néant la possibilité de maîtriser le changement dans ce cas comme dans la plupart des changements sociétaux.

Il est possible de dire que ces types de changements ne sont pas maîtrisés même si les responsables les ont initiés.

EEn dehors des leaders et des responsables l'ensemble des individus concernés subissent les changements qui sont alors des contraintes.

7. Conclusion.

La conclusion proposée ici n'est pas la réponse exacte aux questions posées par le groupe pour les raisons invoquées précédemment.

Le changement peut être un choix s'il est individuel et initié par l'individu concerné./p>

Le changement est plus souvent une contrainte s'il n'est pas initiateur de son propre changement ou si les changements sont du type sociétaux. Seuls quelques individus sont initiateurs de changement sociaux s'ils sont leaders et reconnus.

La maîtrise n'est possible que pour des changements individuels dans des espaces de temps relativement courts et presque toujours elle n'est que partielle. Pour les changements sociétaux la maîtrise ne peut-être au mieux que très partielle et le plus souvent inatteignable. Seul le traitement des facteurs d'influence peut être travaillé mais non maîtrisé.

La question que voulons nous changer paraît mal posée. Son sens paraît être: comment voulons nous vivre et que faut-il changer pour y parvenir? Cette formulation paraît plus politique et peut-être s'éloigne-t-elle de la philosophie?

Pour aborder cette question il faut au minimum admettre que l'on peut initier le changement et comprendre les mécanismes sociaux qui seront mis en jeu pour tenter d'infléchir la situation vers l'objectif visé.

Le changement n'est qu'un moyen pas un objectif en soi, c'est un outil à la disposition de ceux qui veulent modifier des situation existantes. Mais tout changement n'est pas progrès.

Le progrès a besoin du changement, mais le changement n'est forcément un progrès même s'il est souvent présenté comme tel.

Comment voulons nous vivre? Chacun a ses souhaits pour un monde meilleur, mais la résultante mondiale de toutes les forces en présence pour changer le monde depuis la nuit des temps donne le monde tel qu'il est aujourd'hui et cela nous devons l'accepter avant de vouloir le changer.

Nous voulons beaucoup changer les autres pour ne pas avoir à changer nous même.

Je conclurai la conclusion en ajoutant une petite page de souhaits.... pour changer le monde bien sûr.

Je vous souhaite en page suivante ...

Je vous souhaite …

Pour les sales gosses

Qui se cachent pour s’embrasser

De la tendresse….

Pour les visiteurs

Des revers de médailles

De la curiosité ….

Pour celui qui sait être l’invité

De toute hospitalité ….

DDe la dignité

Pour tous ceux qui savent saisir la main /p>

Qui se tend au partage

DDu courage

Pour les enfonceurs de portes ouvertes ,

Les généreux de l’argent des autres ,/p>

Les décideurs du normal

Les gonfleurs des troupeaux de Panurge

De la détresse …de la tristesse …

DDe l’indifférente banalité .

Je vous souhaite comme les enfants

De demander cinq fois pourquoi/p>

EEt de comprendre avant d’avoir une idée .

Je vous souhaite l'honnêteté /p>

DDe vous mettre à la place des autres.

Je vous souhaite d’imaginer

Que le monde entier /p>

SSe comporte comme vous

Pour savoir s’il serait vivable.

Je vous souhaite d’être votre prochain

Qu’il vous aime ou vous déteste.

Je vous souhaite préférer /p>

ll’imparfait des hommes

Au plus que parfait que l’on voudrait de l’autre .

Je vous souhaite l’humilité

De vous poser des questions /p>

De préférer une question sans réponse

A une réponse de complaisance .

Je vous souhaite la réalité

D’être juge de vous même

Même pénitent , même imparfait

JJe vous souhaite d’être votre propre juge

Car vous savez que celui-là ne peut tricher .