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 Visuel : en guise d'illustration de la phrase
[Photo de Robert Doisneau]

Atelier  Philo

 

Mardi 8 Janvier 2019 à 20h30

phrase retenue pour la discussion :

Il n'y a pas d'amour heureux


lieu :  L'atypik

10,place Edmond Arnaud (bout de la rue Très-cloîtres) 
Grenoble



 
 
 




 

 

En écho à l'Atelier Philo du Mardi 8 Janvier 2019

« Il n'y a pas d'amour heureux »

« Amour »... encore un mot qui chante, ce qui signifie que la difficulté à s'extraire du particulier de sa subjectivité pour l'analyser ne peut qu'être grande  … et ce, d'autant plus, quand il s'agit, comme ici, d'évoquer le « chagrin » qui lui serait inhérent ! Les romantiques aiment souffrir et le commun des mortels cherche l'amour et le bonheur. Avec l'amour, on espère détenir la clef qui ouvre toutes les portes en oubliant qu'une clef sert aussi, parfois, à les fermer ? Mais de quoi parlons-nous exactement ? De quel bonheur ? De quel amour ?

Nous venons de traverser, avec l'industrialisation et le capitalisme, une période historique où tout est « objet » .

L'amour, ne serait-il qu'un « corps » désiré ? Ne serait-il qu'un « sexe » qui réclame « la jouissance », jouissance si aléatoire, si fugitive, si ponctuelle qu'il serait difficile de parler de bonheur ?

L'amour, ne serait-il qu'un corps qui, pour être « objet de désir » se « décore », s'expose mais se refuse quand le désir, chez l'autre, est né : le « rêve » d'un certain bonheur préservé à tout prix !

L'amour, ne serait-il qu'un sexe qui « s'impose » dans le corps d'une personne qui détient une autorité économique ou morale sur une autre : plaisir de « l'encanaillement » (amour avec la soubrette, le garçon de café, la secrétaire etc..chaque milieu a ses mœurs !) ; ou bien « repos » de n'avoir pas à défendre cette identité contraignante, qui reste toujours à démontrer, réclamée par un pair ; à moins qu'il ne s'agisse que du « contentement exacerbé » du sentiment de domination ou de la crainte de sa perte. Alors, du bonheur ? oui, un peu.

L'amour, ne serait-il qu'un sexe utilisé comme une « arme » pour faire « exploser » une situation où plusieurs personnes sont impliquées : satisfaction, bonheur d'échapper à une remise en cause de « ses » intérêts personnels !

Le corps, le sexe peuvent donc être utilisés comme des « objets » qui ne feront guère sortir la personne d'elle-même, personne qui risque de finir, elle aussi, comme une chose : close, massifiée, embourbée dans son ornière.

Autre chose est l'amour né de la rencontre avec l'autre, ou plutôt, de la « tentative » de rencontre. Le désir de cette rencontre, tout à la fois nourri par la pensée enracinée dans le corps et le corps traversé par cette pensée, insuffle la vie chez les deux partenaires qui, ainsi, persisteront dans leur être, chacun seul et en même temps ensemble de façon momentanée du moins. Pas de fusion, pas de confusion, pas de possession  mais « l'altérité » garante, par son exigence, du mouvement, de la création, du désir. Inconfortable, certes, cette porte ouverte à tous les possibles et, donc, à la merci d'un coup de vent : il n'y a pas d'amour, non pas « heureux », mais « tranquille » ! Mais qu'espérer de plus que cet entretien de l'élan vital, même limité dans le temps, même éphémère, et parfois douloureux (aimer n'exclut pas la blessure), qui permet de faire barrage à la mort ?

Enfin, n'oublions pas que l'amour où le corps entre en jeu directement, n'est pas la seule forme d'amour. Sans se limiter à l'amitié, l'amour des autres, de ceux qui partagent la même vie sociale d'un moment historique donné, l'amour maternel, l'amour paternel, l'amour filial etc... et puis aussi l'amour du Beau, ne doivent-ils pas, eux aussi, offrir les mêmes caractéristiques ?

Alors, quittons le Romantisme et l'Idéalisme d'un Corps sans sexe ou d'une Raison sans corps, et contentons-nous de dire : l'amour est difficile . Encore une fois, faire l'impasse de la pensée ne semble guère possible : l'amour n'est donné qu'en partie, il faut le construire et qui plus est, sur un terrain miné (le silence du monde qui refuse de livrer son « sens », l'Inconscient, les données sociales incontrôlées, les enjeux économiques et politiques ignorés)... GENEVIEVE


Ateliers précédents non repris sur le site : "L'appétit vient en mangeant" / "On est tous au même point" / "J'y crois pas !" / "C'est mieux à plusieurs." / "Tout se paie." / "Vive l'incertitude !" / "Ne craignez pas d'avancer, craignez seulement de rester su place."/ " Les jeunes veulent grandir, mais les vieux veulent redevenir jeunes." / "Il faut juger les juges."/ "Au bout du compte, on est tous dans le même monde."/"L'ubérisation, une bulle."/ "L'avenir est ouvert."/ Es-tu bien sûr d'être certain de savoir ce que tu penses connaître ?

L’ATELIER PHILO… ?

Historiquement, « l’atelier philo » s’inscrit à la fois dans la continuité et la rupture des « cafés philo » des années 1995-2005.

-          Dans la continuité, car il ne s’agit pas de conférence, ni d’exposé, (même suivi d’un débat), de la part de quelqu’un qui, possesseur d’un savoir, viendrait le transmettre ; chaque participant, quelle que soit sa compétence, s’exerce à exprimer son propre point de vue, sur lequel il permet ainsi, à chacun, d’opérer un travail de compréhension et de critique.

-          Dans la rupture aussi, par conséquent, car ce travail en commun devient l’aspect principal de l’atelier.

 4 Septembre 2018... ouverture de l'Année sociale 2018-2019

Depuis - 1968, peut-être ! - un certain nombre d'années sûrement, les bouches ont eu le droit de s'ouvrir pour parler, les voix se sont fait  entendre et maintenant les mots volent, toujours les mêmes, partout, "agglutinés" jusqu'à constituer un voile derrière lequel le "vital" de l'interrogation disparaît. Or, seul le "vital" détermine la réflexion : l'Atelier Philo le sait bien.     Geneviève

 A noter : Maintenant, le sujet tiré au sort vaudra pour la fois suivante et sera annoncé ; chacun peut ainsi y réfléchir avant la séance.

Séances précédentes :

Passion, désir, besoin

La fonction du désir

Le corps, la jouissance et le langage

La jouissance au coeur des contraires

Bilan 2011/2012

Peut-on penser/maîtriser le changement ?

Quelles règles ? Détermination du thème.
Peut-on penser/maîtriser le changement ?
Doit-on connaître pour maîtriser ?
Le changement : contrainte ou choix ?
Que devons-nous changer ?
Qu'est-ce que penser le changement ?
Le rôle de l'intersubjectivité dans la pensée et la maîtrise du changement ?
Changement ou éternel retour ?
Fin du thème : Peut-on penser/maîtriser le changement ?

L'origine de la notion de réalité

L'origine de la notion de réalité
Est-ce qu'on voit ce que l'on croit ou est-ce qu'on croit ce que l'on voit ?
Toute pensée est-elle une réalité ?
Au commencement, était-ce le Verbe ?
La conscience est-elle dans la réalité ?
Le réel est-il intelligible ?
Le réel comme présence ou comme croyance ?
Comment le faux peut-il produire le vrai ?
Le rôle de l'émotion dans la recherche de la vérité ?
L'art permet-il de connaître l'origine de la réalité ?
Peut-on penser l'origine de la réalité ?
Comment peut-on dire qu'une chose est imprévisible ?
Détermination du thème

Quelle est la nature de nos pensées ?

Qu'est-ce qu'une idée ?
Est-ce que la pensée est un processus continu ?
Quelles sont les relations entre le langage et la pensée ?
Comprendre le monde, est-ce le penser ?
Les différents modes de conscience ?
Peut-on penser l'impensable ?
La pensée est-elle réductible à la matière ?
Quel phénomène fonde l'expression "la pensée" ?
Peut-on penser sans croyance ?
Peut-on entraver la liberté de penser ?
Y-a-t-il des liens entre la liberté individuelle et les libertés collectives ?
L'esclave : oui-non ou plus ou moins ? de qui ou de quoi ? ?
La réflexion dégrade-t-elle l'intuition ?
Peut-on définir la conscience ?
Peut-on penser sans langage ?
Peut-on faire un atelier philo sans mots ?
La pensée et le temps ?
La limite du langage ?
Qu'est-ce qui fonde le raisonnable ?
Tout argument est-il recevable ?

Quel "Thème" pour les mois à venir ?
La réalité du temps ?
Dieu ?
Le Dieu des savants ?
D'où je parle ?
N'y-a-t-il pas de l'universel en nous ?
Ce qui est devait-il être ?
Sans sortir de son ego, l'individu peut-il cerner ce qui l'entoure?
L'être et la lettre ?
Dieu est-il incompatible avec la philosophie ?
Sans croyance, l'individu peut-il avancer ?
La transcendance est-elle toujours religieuse ?
nouvelle méthode
Que du bonheur !
Vaut mieux avoir un peu de chaque chose que beaucoup d'une seule !
0n était là avant.
Les valeurs se perdent.
L'immigration est un problème
Oui, mais c'est bien pratique.
J'peux pas, j'ai pas le temps.
Que fait la police ?!
Y-a plus de jeunesse !
Les nôtres avant les autres !
Je tiens à toi !
Le travail, c'est la santé !
Tout se paie !
Mais pas que...
La connerie attire la connerie...
Dans ma vie d'avant...
Bonne Année ?
Toutes choses étant égales par ailleurs
L'homme ne voit pas le péril, il voit le profit
Après la pluie, le beau temps
En son âme et conscience
Pierre qui roule n'amasse pas mousse
Pour qui roules-tu ?
Il est bon de tourner sept fois sa langue dans sa bouche...
Mieux vaut tard que jamais ...
Faire et Défaire
Parler pour ne rien dire
Fais comme chez toi
Le dernier qui parle a toujours raison
C'est l'intention qui compte
Tout fout le camp, ma pauvre dame !
Les nuits sont plus longues que les jours !
La nuit tous les chats sont gris !
Ils se foutent de nous !
On est obligé de marcher !
C'est comme ça !
Il faut boire le vin quand il est tiré
Je ne sais pas si j'irai voter
En définitive, c'est à nous de faire !
Voter, c'est abdiquer!
Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras.
Il faut faire ce que l'on dit !
Il ne faudrait pas vieillir !
C'est pourtant pas compliqué !
Ils parlent bien mais que font-ils ?
La lumière est-elle antérieure à la matière ?
On demeure dans l'incertitude
A la va comme j'te pousse
On finira bien par y arriver
Où allons-nous ?
ça fait du bien par où ça passe
Y-a pas le choix !
Y-a pas le temps !
Le savoir, un droit ou un devoir ?
Les apparences sont trompeuses
Qu'est-ce qu'une question ?